Invitée au 7/10 sur France Inter le lendemain de l’interview de Nicolas Sarkozy à la télévision, Ségolène Royal critique son
intervention pour dresser un bilan alarmant. Heureusement une autre politique est possible et l’ex-candidate aux élections présidentielles le prouve dans cette interview en 2 temps. Force est de
constater que les Français sont fortement mécontents de cette politique qui n’améliore pas leur quotidien, bien au contraire… Preuve en est avec ce nouveau
sondage par l’institut BVA pour L’Express qui établit la cote du président à 32% et celle du premier ministre à 43%, soit – 8% pour les 2. Jamais sous la Ve République un président n’avait
atteint un score aussi bas un an après son élection. Triste anniversaire qui pourrait interroger sa légitimité au pouvoir. Question d'autant plus délicate à la veille des 40 ans de mai 68,
période, comme chacun sait, de contestation de l'ordre établi par les étudiants et les ouvriers. En pleine crise de pouvoir d'achat et de contestation de la réforme Darcos, va-t-on revivre un
mouvement similaire ?
Ségolène Royal était l'invitée de Nicolas Demorand dans le 7/10 sur France Inter 8h20, le 25 avril 2008 (11:59).
Ségolène Royal, l'invitée d'interactiv dans le 7/10 sur France Inter 8h40, le 25 avril 2008 (au programme : les retraites,
l'immigration, le pouvoir d'achat, la décentralisation, la Chine, le rapport Attali, les assistantes parlementaires et le délai d'inscription sur les listes électorales non respecté par Nicolas
Sarkozy - 17:32).
par Olivier FRANCHETEAU
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politique
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Jeudi dernier, je suis allé voir Mon
vieux Vilbure mis en scène par Yves Chevalier au Théâtre 95, scène conventionnée dédiée aux écritures
contemporaines à Cergy-Pontoise dans le Val d’Oise (95). A la sortie de la station RER Cergy Préfecture, de nombreux jeunes d’origine africaine traînent aux alentours en attendant je ne sais
quoi, je ne sais qui. 500 mètres plus loin, derrière la préfecture, le théâtre ; de nombreux quinquagénaires d’origine française traînent dans le hall en attendant l’ouverture des portes…
Impossible alors de ne pas penser à la démocratisation culturelle qui se solde ici sans équivoque par un échec cuisant. Impossible de ne pas penser à la chute libre des subventions pour l’action
culturelle qui ne favorisera pas le retour d’un public populaire et métissé dans les théâtres. Impossible de ne pas penser à l’absence de remaniement du ministère de la culture après les
municipales, signe que la rue de Valois importe peu. Sa locataire Christine Albanel assistait hier soir à la Cérémonie des Molières qui a célébré généreusement le théâtre privé. 17 Molières attribués contre 5 pour le secteur
subventionné. Retransmise en direct sur France 2, la soirée s’est voulue surtout consensuelle cherchant à donner une image gaie et décomplexée du théâtre pour
séduire les téléspectateurs et et enrayer une baisse de fréquentation des théâtres, pouvoir d’achat en berne oblige ; exit les créations intello et l’adage « le théâtre, c’est pas pour
nous », le ton était donné dès l’ouverture avec une chanson du Roi Lion. Fortement récompensé, Le Roi Lion
apparaît bel et bien comme le symbole sans conteste d’une culture américanisée en raccord parfait avec une posture politique
nouvellement atlantiste. Et tant pis pour Jean Vilar et Antoine Vitez !
par Olivier FRANCHETEAU
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Mardi 22 avril était programmé sur France 2 un documentaire-fiction de Serge Moati intitulé Mitterrand à Vichy. Intrigué par ce programme
télévisuel, je m’installe pour une fois devant mon poste de télévision qui, il faut le dire, ne me sert qu’à regarder des DVD tant les programmes proposés ne répondent pas à mes désirs et besoins
culturels.
Le film commence et l’ennui me guette rapidement tant la forme du film est discutable. Acteurs moyens voire ridicules
(Pétain, de Gaulle), mise en scène plate et absence de dramaturgie pour la fiction, aucune transition surprenante entre la fiction et le documentaire, etc. Une vraie parodie de fiction
française : quel que soit le réalisateur, on a toujours l’impression de voir le même film. Pas étonnant que la jeunesse déserte le petit écran pour surfer sur le Net. Pas étonnant que les
séries américaines explosent l’audimat alors que les fictions françaises peinent à trouver leur public par manque de créativité et de signature cinématographique. Trop consensuelles et
pusillanimes, les téléspectateurs français leur préfèrent les scenarii américains mieux écrits et plus audacieux. Bien évidement, je ne m’attends pas à ce que Serge Moati singe les séries
produites par HBO comme Desperate Housewives où la voix off de Brenda Strong est hautement plus emballante que celle de Pierre Arditi. Excellent acteur certes, j’aurais préféré néanmoins que le casting de
Mitterrand à Vichy laisse la place à des
intermittents en mal de cachets, et cela aurait été plus équitable et plus économe.
Aussi, serait-il pertinent de reconsidérer le cahier des charges de France Télévisions ; la diffusion de programmes
intelligents et novateurs tant au niveau du fond que de la forme paraît un des points centraux pour se démarquer nettement de l’offre des chaînes privées où les programmes riment souvent avec
vulgarité et bêtise. Malheureusement le sarkozysme en a décidé autrement ; la suppression de la publicité sur les chaînes publiques ayant pour véritable finalité de donner un peu d’oxygène
au privé (qui peut être crédule pour croire à son discours sur la qualité du service public audiovisuel quand il s’affiche avec Carla Bruni à Eurodisney, ce qui en tant qu’acte politique en dit
long sur sa conception de la culture) prime non seulement sur la programmation, mais, faute de moyens, en altèrera fortement la qualité des contenus. A suivre donc la commission de Jean-François
Copé qui endosse la responsabilité d’envisager le futur du service public audiovisuel d’ici le 25 juin dans un contexte économique morose offrant une marge de manoeuvre très limitée (de nouvelles
taxes seraient incongrues pour compenser le manque à gagner) et donc peu propice à l’inventivité.
par Olivier FRANCHETEAU
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télévision
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