Après le retrait d'Ardoise, le ministère de l'Intérieur met en place un nouveau fichier de renseignement intrusif.
L'arrivée d'Edvige (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale), malgré une discrétion voulue par le gouvernement avec une mise en place par décret, provoque depuis
quelques jours un réel tollé dans le milieu associatif et militant. Il est vrai que cette nouvelle fantaisie UMP d'un goût très douteux (une fois n'est pas coutume) est la résultante d'une
politique sécuritaire en pleine dérive.
Sous un nom faussement inoffensif, Edvige permettra de recenser dès l'âge de 13 ans des individus considérés comme "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" et aura également la mission
d'archiver et d'analyser des informations sur toute personne qui a exercé ou exerce un mandat politique ou syndical ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux
significatif. Ce fichier de ce fait permet également l'enregistrement des données relatives à la santé et à la vie sexuelle des citoyens ! Un régime totalitaire ne ferait pas mieux
!
Aussi, je vous invite une nouvelle fois à signer la pétition "Non à Edvige". Elle a déjà récolté 43 159 signatures de citoyens et d'organisations
telles que la Ligue des Droits de l'Homme, le Parti socialiste, etc. Le fichier Ardoise a été retiré sous la pression médiatique et citoyenne. Continuons le combat contre ce mépris itératif de
nos libertés individuelles !
par Olivier FRANCHETEAU
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Conclusion.
Nous sommes dans le temps des contributions. Pour qu’il soit utile, les militants doivent pouvoir s’emparer des
débats sur la base des idées qui leur sont présentées. C’est un temps de liberté d’expression qui doit reposer sur le fond, c'est-à-dire les analyses, les convictions et les propositions.
Un congrès de vérité, dont l’issue appartient aux militants, ne saurait donc reposer sur des regroupements dictés par des considérations essentiellement
tactiques. Car si le temps des motions, soumises au vote, marque celui des alliances, celles-ci devront également découler de vraies convergences idéologiques. C’est pourquoi nous agissons
avec la volonté de créer les conditions d’une dynamique majoritaire fondée sur la cohérence et sur la clarté des orientations et des idées.
par Olivier FRANCHETEAU
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La stratégie d'alliance
Quatrième question essentielle, celle des alliances. Nous sommes sans ambiguïté pour ancrer les alliances du parti socialiste à gauche en rassemblant les autres forces de gauche qui acceptent de former des majorités nationales et locales pour gouverner ensemble.
Nous ne croyons pas aux « constructions », empruntées au passé, d’une « fédération » type FGDS
des années 60, ni à un parti unique de toute la gauche où viendraient se fondre les communistes, les verts, les radicaux et les républicains de progrès. Nos alliances seront fortes si le Parti socialiste redevient lui même fort et attractif. C’est un parti socialiste puissant électoralement, régénéré, cohérent, clair et rassemblé sur une orientation crédible qui
sera la base d’un rassemblement de la gauche victorieux et non sa dilution dans une fédération de la gauche.
Sur « l’ouverture au centre », notre position est ferme : pas d'alliance avec un centre qui se dit ou se dirait prêt à travailler indifféremment avec la droite et la
gauche. Le centre incarné par le MODEM n’est pas à gauche et son objectif n’est pas de faire gagner la
gauche en 2012 mais de la faire perdre. Seul, un vrai centre-gauche qui s’oppose sur le fond à la politique de l’UMP et adhère à un projet de progrès social pourra selon nous, participer à un
rassemblement de la gauche.
par Olivier FRANCHETEAU
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Le parti socialiste :
quel Parti pour quelle
culture
démocratique ?
La vérité exige la clarté s’agissant de l’identité du parti
socialiste, de son fonctionnement, de sa stratégie politique et d’alliances, du rôle de sa direction et du premier secrétaire.
La gauche a besoin d’un grand parti socialiste, refondé et ouvert sur la société pour enclencher une dynamique
victorieuse en 2012.
Nous voulons un parti de militants souverains et actifs, plus forts en nombre et en représentativité de la société. Nous estimons vital de réhabiliter le travail collectif, d’en finir avec les entreprises de contournement du parti et, pire, des décisions prises. Nous sommes attachés au respect des personnes et des consciences (même après le vote des militants), mais il ne peut y avoir qu’une seule position du Parti
socialiste. Nous voulons un parti décentralisé mais sans
affaiblissement de sa force nationale. Nous ne croyons pas moderne l’idée de « balkaniser » le PS en une multitude de pouvoirs locaux, comme hier avec la SFIO.
Nous voulons une autorité politique forte du national dans un parti qui n'est pas seulement une addition de fédérations.
Nous proposons donc de réhabiliter le rôle de nos instances, à tous les
niveaux, d’en faire les lieux d’élaboration, de décision et d’actions.
Nous avons une ligne et les idées
claires sur le rôle du futur premier secrétaire. Simple, elle est la seule vraiment rassembleuse : de 2008 à 2011, le leadership du
parti socialiste devra s’exercer dans l’opposition à la droite, en même temps qu’il devra créer les conditions de la victoire dans les élections européennes et locales puis aux présidentielle et
législatives de 2012. Nous avons donc besoin d’un premier secrétaire fort, qui soit aussi le leader de l'opposition, premier
opposant de Sarkozy et qui soit capable de faire travailler l’ensemble du parti pour mettre en ordre de marche le Parti socialiste. Nous voulons que le Parti soit dirigé par un militant, engagé dans les instances du Parti et qui les
respecte. Le leader que nous voulons pour le parti ne doit pas être automatiquement le candidat pour 2012 : nous avons des procédures ; elles doivent être respectées.
par Olivier FRANCHETEAU
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